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Franck Médioni - John Coltrane: 80 musiciens de jazz témoignent -
Actes Sud - 2008
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Franck Médioni,
journaliste radio et papier, a réuni quatre vingt
témoignages de musiciens français et étrangers,
saxophonistes ou pas, connus et moins connus pour évoquer
l'influence de John Coltrane sur eux,et sur leur musique. De Marcel
Zanini à Ravi Coltrane, le fils de John, on prend conscience de
l'immensité de l'héritage de Coltrane dans la musique.
Pas de faux-semblants, chacun parle avec son coeur en tout
sincérité. Ainsi Médéric Collignon, jeune
et talentueux trompettiste de la scène française, parle
de l'influence de Coltrane sur l'homme qu'il est. Bill Dixon,
trompettiste d'avant-garde américain, a connu Coltrane. Il nous
décrit ses rencontres avec lui et Ornette Coleman et quel type
d'être humain était le maitre. Eric Barret nous explique
sa vision de la musique de Coltrane. François Corneloup et Steve
Coleman expriment séparément la démarche
spirituelle de Coltrane à travers sa musique. On retient la
très pertinente analyse de Corneloup sur l'évolution
musicale du saxophoniste. Il ne s'agit pas d'un livre de souvenirs ou
de larmes. Le contenu est plus profond. Nombreux tentent d'expliquer
pourquoi et comment un tel phénomène musical a
existé. Souvent les musiciens intérrogés, à
l'instar de J.L. Chautemps, évoquent le danger, quand on est
artiste, de trop s'inspirer de l'oeuvre de Coltrane et de ne pas savoir
s'exprimer soi-même artistiquement.
©Jérôme Gransac
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Koppel / Kornazov / Piromalli / Andersson / Humair - European Jazz Factory -
Cowbell - 2008
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A ceux qui fustigent une Europe
certes moribonde, 'European Jazz Factory' répond par une musique
qui ne l’est pas ! Voyez donc : Les danois B. Koppel
(as) et T. Andersson (cb) proposent leurs compositions au bulgare
Gueorgui Kornazov (tb), au talentueux pianiste français
Cédric Piromalli et au batteur suisse, vétéran du
groupe, Daniel Humair. Agé de 70 ans, ce dernier a réussi
un virage musical parfaitement maitrisé en passant du statut de
batteur d’un jazz français agonisant à celui de
musicien passé maître en musique improvisée libre
européenne et outre-Atlantique. Voilà le mot est
lâché : musique improvisée ! Et
c’est cela qu’on joue ici ; quoi qu’en fait on
soit aussi proche du jazz moderne structuré et vivace que de la
musique improvisée pure, chère aux jeunes musiciens
actuels, techniques et inspirés. Les compositions allient
brillamment les textures sonores contrastées des instruments
avec une interprétation lyrique retenue; l’ensemble est
aiguillé par des mélodies paisibles et vives et des
mesures composées. La musique de cette fabrique à jazz
européen a deux visages. Le premier s’appelle Kornazov
avec son growl terrien et Piromalli au jeu monkien moderne qui sautille
vivement. Le deuxième est plus aérien et insaisissable en
la présence de Koppel et la section rythmique. Musique
d’artistes pour un voyage d’esthètes.
©Jérôme Gransac
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Bruno Régnier Ciné
Xtet - Sherlock Jr -
2008
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Compositeur, arrangeur et chef
d'orchestre, Bruno Régnier est connu pour ses formations
Brass'tet et X'tet qui regroupent les meilleurs musiciens dans le vent
de la scène jazz française (Airelle Besson, Olivier
Thémines, Sylvain Rifflet ...). Les projets du X'Tet deviennent
ceux du CinéXtet dès lors que Bruno Régnier
commence à mettre en musique les films de Buster Keaton. Fort de
son succès dans les salles obscures, le CinéXtet grave
son oeuvre sur deux cds que nous chroniquons dans ces pages. 'Sherlock
Jr' se compose de huit pièces, écrites par
Régnier, qui désigne des thèmes ou
séquences du film. Et là, grosse surprise! Les
pièces sont des suites très finement arrangées
pour orchestre à vents. Elles racontent toutes une histoire avec
une modernité qui s'allie aux gimmicks jazz de Count Basie et
aux accroches musicales de Lalo Schiffrin. Peu de musiciens parviennent
à faire vibrer ce côté moderne avec un tel naturel
au jazz d'une autre époque. Tristes, anxieuses ou goguenardes,
les mélodies sont signées de main de maître. On se
rappelle la magnifique mélodie de 'Sheik's March' poursuivie par
des intermèdes railleurs pour terminer dans la gravité.
Aussi bien inspirée du jazz américain ou européen
que de la musique classique, cette musique nous fait naviguer entre
swing, improvisations modernes et musiques pour sextet à vent.
©Jérôme Gransac
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Bruno Régnier Ciné
Xtet - Steamboat Bill Jr -
2008
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Pour
'SteamBoat Bill,Jr.', Régnier semble s'être
rapproché de l'écran pour accorder plus de partie
d'improvisations à sa musique. Onze compositions pour seize
pièces courtes dont cinq improvisées. Sorti en
1928, ce film est considéré comme l'un des
meilleurs de Buster Keaton. Plus dynamique dans son action que le
poétique et onirique 'Sherlock Jr', où Keaton
rêve d'être détective, 'SteamBoat
Bill,Jr.' justifie le nombre important des plages et offre une musique
plus libre, grâce aux cinq cartons d'improvisation.
Cette liberté donne une plus grande expression aux musiciens
et leur permet précisément de coller à
l'action. Et le cinéphile est tout ouie à cette
musique qui exacerbe les sensations et frissons ressentis. Le
guitariste Pierre Durand révèle, ici, son talent
d'improvisateur et son jeu moderne apporte un souffle qui vivifie toute
la musique. On note aussi que Régnier a abandonné
un instrument à vent de 'Sherlock Jr.' au profit du
vibraphone de Kit Le Marec; l'aspect percussif de l'instrument
intensifie l'action du film. En fonction du scénario et de
sa dynamique, Régnier a su brillamment créer des
musiques différentes pour sonoriser musicalement ces deux
films de Keaton. Mais surtout, la musique, en particulier celle de
'Sherlock Jr.' plus écrite, est de toute beauté
et s'écoute avec ou sans le film.
©Jérôme Gransac
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MICHAEL BRECKER -
Pilgrimage - WA Records- 2007
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Décédé
en janvier 2007, Michael
Brecker lègue ‘Pilgrimage',
album posthume. Ce saxophoniste ténor était une
légende du jazz; avec son frère trompettiste
Randy, ils étaient les mythiques Brecker Bros aux concerts
démoniaques.
Déjà à sa porte depuis un moment,
Brecker est maintenant entré dans le panthéon des
plus grands saxophonistes de jazz : on lui souhaite de se
tailler la bavette avec Coltrane ou de s'essayer face à
Albert Ayler. Le saxophoniste aux treize
Grammy Awards est entouré ici
de Herbie Hancock et Brad Mehldau qui se partagent le piano, Pat
Metheny, Jack De Johnette et John Patitucci. Simplement, le gotha du
jazz mondial. Les figures essentielles des musiciens reconnus par tous,
avec leur créativité. Pour autant, ce n'est pas
un « cd de stars ». L'ego de
chacun est resté à la porte des studios. Peut
être par respect pour Brecker, alors malade.
Ce qui est magique avec ces musiciens est qu'on les reconnaît
chacun à leur style, dès la première
note. Pourtant la musique créée est celle de
Brecker : du même acabit que son magnifique opus ‘Tales from the Hudson'. Que ce
soit à la guitare électrique ou
synthé, Metheny est bon ; que ce soit au sax ou
à l'EWI, Brecker explose. Musiciens géniaux qui
naviguent entre modernité et tradition. Une mine de diamants
à frissons : écoutez ‘Tumbleweed' !
Monstrueux !
©Jérôme Gransac
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BACK ON THE CORNER -
MASCOT Records- 2006
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Cette formation récente
regroupe des musiciens qui partagent tous la même ferveur
pour le jazz fusion et leur attachement à la musique de
Miles Davis des années 70
et 80. Certains ont même
été lancés par Miles Davis: le
saxophoniste Dave Liebman, le guitariste plus rock que fusion qu'est
Mike Stern. Ces deux musiciens ont depuis longtemps acquis leur lettre
de noblesse et ont dirigé leurs propres groupes. De
même, on ne présente pas le bassiste Anthony
Jackson et le guitariste Vic Juris qui sont passés
maîtres dans ce genre de configuration.
La musique proposée ici mêle rythmes binaire et
ternaire, ambiances délétères ('Mesa
D'Espana') qui s'accordent avec des intonations world ('Acoustic
Guitar Interlude') et moments fusion
déchainés. Si les stigmates propres à
cette musique sont reconnaissables sur cet opus, il n'empêche
qu'il est en dehors des excès jazz-rock/fusion
où, jadis, de nombreux musiciens ont eu le loisir de mettre
en avant leur technique instrumentale sur des harmonies souvent fades.
Au contraire, l'oeuvre est homogène et les compositions
solides avec des mélodies rythmées et de bonne
facture. Enfin, le coup de projecteur se fait surtout sur Dave Liebman
qui bénéficie d'une bonne prise de son et dont le
jeu est toujours dynamique au soprano. Electrisant!
©Jérôme Gransac
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PONCHO SANCHEZ -
Raise Your Hand – CONCORDE - 2007 -
CONCORDE
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Dans un premier temps, on
se dit que Poncho Sanchez, de part son nom, nous aura
compilé ses meilleurs titres latin-jazz. Et que le jazz
latin … c'est toujours un peu la même chose.
Pourtant, voilà un cd déroutant et totalement
réussi. On trouve dans cet opus des gros blues à la Blues
Brother, à renfort des trompettes et
percussions, et une majorité de morceaux aux couleurs
latines édulcorées terriblement entrainants et
bien joués.
Emule du vibraphoniste Cal Tjader et du percussionniste Mongo
Santamaria , Poncho Sanchez est un percussionniste, chanteur de salsa
et conguero américain. C'est donc logiquement qu'il nous
déballe des blues pour non puriste, chantés en
anglais (‘Raise your Hand',
‘Knock on Wood') et
agrémentés de "Olé" et de "Si
Señor". Avouez que c'est déroutant !
Pourtant cet album est particulièrement exaltant. En fait,
Sanchez s'entoure de figures symptomatiques du genre pour les morceaux
typées. Ainsi on retrouve Eddie Floyd, Booker T. Jones pour
les blues, Maceo Parker pour la Funk & Soul,
Andy Montanez, José Perico Hernandez pour les morceaux
latins. Bref, de très bons spécialistes dans leur
domaine sont présents. De plus, la joie de jouer ensemble se
ressent dans la motricité très bien
rodée du groupe ! Sous des allures un peu commerciales, cet
opus est de très bonne facture sous tous les angles.
©Jérôme Gransac
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FUSION FOR MILES - A Guitar Tribute -
A Bitchin' Brew – MASCOT RECORDS- 2007
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Décidément, le label Mascot
Records aime la
Fusion/Jazz Rock et la guitare
électrique. « Fusion For Miles, A Guitar
Tribute » est un groupe à
géométrie variable dédié
… à la Fusion pour un hommage
à Miles Davis, période électrique. Si
la section rythmique forme un noyau dur avec, quand même,
Larry Goldings au clavier et Jeff Richman
à la guitare, le groupe est
complété sur le fil avec un guitariste
« supplémentaire » par
plage : des guitar-heroes tels que Pat Martino, Bireli
Lagrene, l'incontournable Mike Stern, Bill Frisell… Les
morceaux sont de Miles (‘Jean
Pierre', ‘So What'…) ou de musiciens qui
furent ses émules (Wayne Shorter, Marcus Miller). Pour les
amateurs de Fusion et Jazz rock, cet opus trouvera très
certainement sa place parmi leurs cds favoris. Pour les autres, cette
production a un terrible arrière-gout de
déjà-entendu. Il n'empêche que la
production est de bonne qualité, les arrangements de bonne
facture et les interprétations, même si elles sont
sans surprise, ont leur intérêt
« guitaristique ». Même
sans le talent de Miles, ce cd peut aussi permettre à
certains de se familiariser aux compositions de Miles dans un contexte
plus moderne et électrique que la première
version de ‘So What' en
1959. Avis aux amateurs !
©Jérôme Gransac
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DAVID EL MALEK ET BAPTISTE TROTIGNON- Fool
Time – Naïve - 2007 - Naïve
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Quatre années se sont
écoulés depuis le premier cd, en studio, du
saxophoniste très demandé David El Malek et du
pianiste Baptiste Trotignon, tous deux pièces majeures du
jazz hexagonal. Ce cd du quartet,
tout à fait convaincant, a été
enregistré en concert au fameux club Le Duc des Lombards
à Paris en septembre 2006.
Par ce biais, Naïve a bien compris une partie des attentes des
auditeurs de jazz d'aujourd'hui. A la fois, on est sensé
s'écarter du formatage devenu courant de
l'interprétation en studio et le groupe a
renouvelé aux trois quarts son répertoire avec
une grande majorité de compositions originales. Si on a
à faire à un tout nouvel album du quartet, il
n'empêche que la fougue habituellement rencontrée
en live est contenue.
Néanmoins, l'ensemble est un jazz à la fois
puissant et délicat dans la veine coltranienne et
hendersonienne adouci par les ballades de Baptiste Trotignon ('At Night', 'Bolero'). De plus, le
discours de David El Malek est stupéfiant d'inspiration et
sans verbiage inutile. Ses chorus et jeu coltraniens en puissance ('Le chemin du serpent', 'Massada') et
shorterien ('Bolero') par endroits
libèrent cette contenance du groupe. Enfin, il s'adapte
parfaitement au jeu rythmique et terriblement mélodique de
Baptiste Trotignon et la coloration que ce duo donne leur musique est
osmotique. A découvrir!
©Jérôme Gransac
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HERBIE HANCOCK - River -
The Joni Letters - UNIVERSAL - 2007 - UNIVERSAL
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Le pianiste Herbie Hancock et le saxophoniste Wayne
Shorter, musiciens de génie s'il faut le rappeler, se
retrouvent de nouveau pour un projet ambitieux: honorer la grande dame
qu'est Joni Mitchell en interprétant ses chansons. Mitchell
est plus qu'une folk singer: la richesse de ses harmonies et de ses
arrangements et sa patte de compositrice font d'elle une inspiration
pour beaucoup de musiciens dans le jazz et ailleurs. Logiquement, elle
s'est intéressée au jazz (Mingus) et que le jazz
s'est intéressé à sa musique avec le
dernier bassiste novateur connu qu'était Jaco Pastorius.
Singulièrement, ce dernier faisait partie du groupe fusion
mythique à succès Weather Report avec Hancock,
Shorter et Joe Zawinul. Et quand on évoque Hancock, il nous
vient : les années Miles Davis et Blue Note, les Head
Hunters et le tube planétaire
'Rock-it' qui lui valurent les honneurs des milieux hip-hop
et soul.
Les textes de Mitchell sont si précieux que sept titres sont
chantés (L. Cohen, T. Turner, J. Mitchell, Norah Jones). Le
résultat est à la hauteur de l'inspiratrice avec
un relâchement en plus et une douceur harmonique radieuse
tout au long de l'album. Au piano, Hancock a abandonné
groove et montée en tension pour laisser place à
un discours émouvant et serein ; Shorter garde son
côté éthéré et
rêveur, idéal dans ce contexte. Reposant!
©Jérôme Gransac
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EDOUARD FERLET - L'écharpe
d'Iris - MELISSE - 2007 - ABEILLE
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Il y a dans ce
cd un parfum de bonheur et de joie. Quelque chose de serein: la nature
qui se réveille, une plénitude romantique.
Quelque chose de naïf et de fou comme un petit goût
d'années 20. Edouard Ferlet fait partie de ces
musiciens qui mettent leur talent au service de leur musique.
Passionné par les compositeurs classiques du
siècle dernier comme Fauré ou Chabrier, c'est
logiquement qu'on retrouve une intensité
précieuse, des mélodies somptueuses (elles sont
toutes composées par les membres du groupe et
essentiellement par Ferlet) et une poésie musicale peut
être à égaler.
Poésie de la musique avec le bruit du cliquetis du
vélo de l'amoureuse qui rejoint son amoureux.
Poésie du son avec les mélodieuses percussions de
Xavier Desandre-Navarre, qui rappellent celles des noirs du sud-ouest
du Pérou, sur « Le
furet ». Poésie romantique
évoquée par le sax de Simon Spang-Hanssen et par
le violoncelle d'Alain Grange. La musique au service de la
poésie, tout simplement?
Côté technique, le jeu des musiciens respire et
reste souple et sans surcharge tout le long de ce qui évoque
une suite. Fertlet est, de plus, parvenu à
réussir une intégration transparente de styles de
musiques très diffèrents. Sans couture.
©Jérôme Gransac
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DIANA KRALL - The Very
Best Of Diana Krall - UNIVERSAL - 2007 - UNIVERSAL
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Après quatorze
ans sur les scènes de jazz, Diana Krall fête sa
carrière avec un fameux best of. Etonnant quand
même que celle que l'on soupçonne être
la voix du jazz de ces dernières années sorte une
compilation. Tout cela paraît précoce si ce n'est
qu'il faut peut être relancer la carrière de la
star? Trève de supputation malhonnête. On ne peut
raisonnablement pas reconnaître à Diana Krall le
talent d'une Ella. De plus, dire que Krall est une chanteuse de jazz
paraît usurpé à l'écoute de
certaines pièces ('So Wonderful') plus
proches du répertoire de music-hall américain
mais teintées jazz. Néanmoins, on n'enlevera pas
ici le véritable talent de la chanteuse ET excellente
pianiste qu'est Diana Krall lorsqu'elle se fend d'un de ses concerts
dont on ne peut garder que bonne souvenance. Et bien, cette compilation
nous sustente en proposant 'Fly Me To The
Moon' en concert à Paris en 2002 ainsi que des
vidéos de concerts sur le DVD de l'édition
limitée. Pour les novices qui souhaitent en
connaître plus dans le domaine du jazz et qui ne veulent pas
être décus, ce disque fait partie de ceux que vous
pouvez gouter puis engloutir pour vous mettre le pied à
l'étrier. En plus il n'y a que le meilleur!
©Jérôme Gransac
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