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Revues de cd - Dernières
Nouvelles du Jazz |
Karl JANNUSKA
- Thinking
in Colors - Effendi - 2008 - Cristal |
Sylvain
Del CAMPO - Eclipsis
- Aphrodite Records - 2008 |
PLM
- Stolen
Moments - MuSt Records -
2008 - DG Diffusion |
Gabriele
MIRABASSI
- Canto di
Ebano - Egea - 2008 |
Laurent
ROCHELLE & Marc SARRAZY -
Intranquillité
- Linoleum records - 2008 |
Stéphane
MORILLA
Quintet - Façon
Puzzle - Aphrodite Records - 2008 |
BAR KOKHBA
– Lucifer
– Book of Angels
Vol.10 - Tzadik - 2008 |
Jean
Christophe BENEY - Pop Up
- Effendi - 2008 |
François MERVILLE - O Mago Hermeto - In Circum Girum - 2008 - Socadisc |
ROSENBERG Trio
& Tim KLIPHUIS - Tribute
to
Stéphane Grapelli - Foreign Media Jazz
– 2007 |
Tineke POSTMA
- A journey
that matters - Foreign Media Jazz – 2007 |
MANUEL HERMIA -
Rajazz - IGLOO - 2007 - CRISTAL |
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Pour son album
« Rajazz », alliance du ragga et
du jazz, le saxophoniste belge Manuel Hermia
célèbre ses inspirations sous
couvert d'un jazz classique, vigoureux et subtile à la fois.
Autour d'un coltranisme non clairement revendiqué mais
réel, Manuel Hermia construit. Il construit sa musique autour de structures
musicales empruntés aux musiques traditionnelles d'Asie,
allant de ©Jérôme Gransac |
FRED BOREY -
Maria - 2007 - FRESH
SOUND NEW TALENT |
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Fred Borey est un saxophoniste
et compositeur Franc Comtois qui n'est connu ni d'Eve ni d'Adam aux
dnjs. Pourtant, Fred Borey participe activement au
développement du jazz dans sa région natale et a
joué avec Charlier et Sourisse dans son propre trio. De
plus, il est loué par ses pairs (Jérôme
Sabbagh, Lionel Loueke) qui lui prédisent de beaux horizons
artistiques et a signé chez Fresh Sound New Talent, le label
de Jordi Pujol. ©Jérôme Gransac |
BRUNO THIEBLEMONT
- Septième
Couleur - 2007 - Aphrodite |
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Bruno Thieblemont, compositeur, arrangeur et
vibraphoniste signe son premier opus chez Aphrodite. De formation
classique, il a étudié dix ans le hautbois et les
percussions classiques. On le retrouve dans l'orchestre philarmonique
de Radio France. Pour autant, il est aussi musicien de jazz et s'impose
sans ambigüité comme tel sur
« Septième Couleur ».
Et là encore, le jazz français crée! ©Jérôme Gransac |
SOPHIE ALOUR - Uncaged -
2007 - Nocturne |
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Sophie Alour (ts) / Yoni Zelnik (cb) / Laurent Cpq(ts) /
Michael Felberbaum (o) / Karl Jannuska (dms) Après
« Insulaire », au jazz classique,
Sophie Alour nous revient avec
« Uncaged » et les
mêmes musiciens
qu'« Insulaire » pour un opus
plutôt différent et certainement plus
réussi. Deux particularités ressortent. Une
sonorité qui surpend : saturée et lourde
de saveur (« Uncaged »). Et
surtout le côté musical, Alour s'écarte
de la voie noble du jazz. Cet opus est à mi-chemin entre le
rock et le jazz : certaines pièces sont purement
rock avec, et c'est important, l'intensité et
l'émotion du rock. ©Jérôme Gransac |
PIERRE DE BETHMANN - Oui
- 2007 - Nocturne |
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Jeanne Added (voc) / Stéphane Guillaume (as)
/ David El Malek (ts) / Michael Felberbaum (g) / Vincent Artaud (b) /
Franck Agulhon (dms) / Pierre de Bethmann (rhodes) Pierre de Bethmann nous propose un opus à la
structure d'interprétation intéressante, complexe
voire intellectuelle. En fait, ce n'est pas si surprenant que cela
quand on connait l'art du musicien. ©Jérôme Gransac |
BOB REYNOLDS -
Can' Wait For Perfect - 2006 - Fresh Sound New
Talent |
| Agé de 28 ans et sorti
de la prestigieuse Berklee College of Music,
plébiscité par feu Michael Brecker et Joshua
Redman pour ce deuxième opus, sideman du chanteur pop John
Mayor en tournée en ce début d'année
aux Usa … Qui est Bob Reynolds ? Inconnu en Europe en tout cas. On doit s'y intéresser quand on sait que son label, Fresh Sound New Talent, a révélé des gens comme Brad Mehldau, Kurt Rosenwinkel ou Chris Cheek. Bob Reynolds fait partie de ces saxophonistes ténor (Chris Potter, David Binney, Donny McCaslin, Ken Vandermark) à la fois respectueux et décomplexés de la tradition saxophonistique du jazz. Après une première production Live («Live at the Jazz Corner »), Bob Reynolds poursuit par cet enregistrement studio. Non sans ironie, Reynolds annonce par son titre que cet opus n'est qu'un début (idée renforcée par le titre de la composition, lui aussi éloquent, « First Step »). A une autre époque, d'aucun aurait intitulé leur opus « Giant Steps » ; chacun sa manière d'annoncer sa couleur. Sans virtuosité démonstrative, Reynolds s'exprime par un jeu limpide voire évident : straight, sans fioritures et mélodieux. Reynolds nous contente sur deux points. Il a fait naitre une telle respiration dans ce groupe que cet album s'écoute comme du petit lait. De plus, le saxophoniste a un talent prononcé pour faire monter la sauce proprement, à nous proposer des chorus denses et déposer des petits mots doux dans nos oreilles. Son mainstream moderne new-yorkais a parfaitement
assimilé les inspirations groove et soul de la musique
américaine et les rythmiques funky et jungle. Comme un
reflet de tous les stigmates de la vie bruyante et allumée
d'une grande ville. Pourtant on trouve cette production un peu trop formatée, ce qui pousse le groupe à tomber dans certains clichés. La musique de Reynolds est, pour épiloguer le titre du CD, peut être un beau fruit encore un tout petit peu vert. ©Jérôme Gransac |
WORLD
SAXOPHONE QUARTET- Political Blues - Justin'Time records
2006 - Harmonia Mundi |
| A l'instar
de leur dernier opus
« Experience » en hommage
à Jimi Hendrix, les trois anciens du World Saxophone quartet
ont complété leur trio avec deux jeunes
saxophonistes ( Bruce Williams, Jaleel Shaw) et se sont adjoints une
rythmique pour la moins efficace (Jamaaladeen Tacuma, Lee Pearson). Ce
ne sont pas les seules expériences du WSQ que de
s'accompagner d'une section rythmique : on se souvient de
« Metamorphosis » en 1990 avec
tambours et tam-tams africains plutôt démoniaques.
Comme si cela ne suffisait pas, le quartet a, entre autres, fait appel au sublime tromboniste et joueur de didjeridoo Craig Harris, au talentueux trompettiste new-yorkais Jeremy Pelt, James « Blood » Ulmer et Hervé Samb aux guitares. Pour rappel, quand même, les trois saxophonistes historiques du WSQ sont (Hamiet) Bluiett au sax baryton, Oliver Lake à l'alto et au ténor David Murray, grand leader du groupe et que l'on entend beaucoup sur les cds du WSQ. Bref pas de manchot ! En plus de 30 ans, David Murray aura rendu hommage aux
jazz(s) (ragtime, bebop, spiritual…), puis aux origines
lointaines du jazz avec de nombreux projets autour des musiques noires
africaines (en témoignent ses Gwo Ka projets). Le WSQ, seul
aux saxophones, avant ce tribute très réussi et
inventif à Jimi Hendrix, avait déjà
évoqué la Great Black Music avec l'album
« Rhythm and Blues ». Certainement l'un des meilleurs albums du WSQ. Track listing: Political Blues; Hal's Blues; Mannish Boy; Let's Have Some Fun; Amazin' Disgrace; Bluocracy Pt. I; Bluocracy Pt. II; Bluocracy Pt. III; Blue Diamond; Harlem; Spy On Me Blues. ©Jérôme Gransac |
KENNY GARRETT
- Beyond The Wall - Nonesuch - 2006 |
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A la première écoute de
« Beyond the Wall », on reste
coi. On peut distinguer quatre pièces qui
dérangent. Permettez-moi de vous contredire … L'ensemble n'est finalement pas si mal
ficelé, malgré ce qu'on vient de vous en dire. Il
apporte des plaisirs simples comme celui de respirer l'herbe
fraichement coupée : odeur ultra connue mais
toujours agréable quand elle arrive a nos naseaux. ©Jérôme Gransac |
THUNDERBIRD
SERVICE - « Soul Unity » -
Discograph - 2006 |
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Voici un groupe, Thunderbird Service, bien inhabituel.
En effet, à l'écoute de leur Opus "Soul Unity",
on lui trouve un air fortement anachronique. ©Jérôme Gransac |
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Titre éponyme, la première plage
donne le ton. Dès la première note, le quintet de
Jarrousse et Robin nous jette dans un hard bop fiévreux et
tumultueux guidé par un climat énergique. ©Jérôme Gransac |
ALAIN
BRUNET DIDGERIDOO PROJECT - « I remember
Miles » - Cristal Records 2006 |
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A notre époque de métissage
culturel, Brunet nous propose une œuvre de jazz ethnic autour
d'un instrument qu'est le didgeridoo sur des compositions et standards
jazz. ©Jérôme Gransac |
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Pour le situer dans le cosmos jazz, cet anglais joue de
la basse acoustique et est le bassiste de Jamie Cullum. ©Jérôme Gransac |
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Raul de Souza, tromboniste brésilien depuis
un demi-siècle s'associe à Claire Michael,
saxophoniste révélée par Didier
Lockwood, pour ce projet jazz électro qu'est "Elixir". Cet
opus se caractérise par une musique écrite,
travaillée et très arrangée sur de
jolies compositions collectives, un peu inégales, sur des
rythmes aussi bien brésiliens que jazz ou plus funky. Une
autre caractéristique réside dans l'utilisation
habile de technologies numériques actuelles sur des
ostinatos rythmiques, connus, mêlés aux jeux du
tromboniste et de la saxophoniste. Les samples utilisés sont
loin d'évoquer une quelconque abstraction artistique. Ils
collent à la musique avec nuances: à tel point
qu'on peut avoir l'impression qu'ils structurent les morceaux et leur
développement ("Raison", "Blue Touch"). Ces programmations
sont l'œuvre du pianiste Jean Michel Vallet qui enrichit
musicalement l'atmosphère électro avec ses
claviers dont les chorus rappellent sans peine les sonorités
jazz fusion américain. Claire Michael se
caractérise par un style "shorterien"/coltranien avec un jeu
serein aux atmosphères doucement aériennes et
délétères. Son style s'accorde
parfaitement bien avec celui de Raul de Souza, dont le jeu est souvent
éclatant de douceur et de joie: les deux soufflants nous
offrent un son sensuel et velouté. Comme pour offrir un
contrepoint, la rythmique est particulièrement dynamique et
colle souvent aux plages électro. Thierry Le Gall, qui joue
une batterie dynamique et nerveuse voire sèche, nous
dévoile, sur "Terra", tout son talent de batteur moderne
pour un duo envolé et soutenu avec Raul de Souza. Au fur et
à mesure de l'écoute, on mesure toute la
dimension artistique et technique du batteur dans l'œuvre.
Misho M'Ba nous offre un jeu de basse qui sied parfaitement
à celui de la batterie en étant souple et
délicat. Il offre ainsi une nécessaire
asymétrie à la batterie ainsi que des
accompagnements inspirés ("Feel") avec un son qui occupe
parfaitement l'espace sonore. Cette œuvre amène
à une réflexion. En effet, dans le cadre d'un
jazz plus acoustique, l'émulation de groupe transcende les
musiciens qui peuvent nous offrir alors des performances personnelles
de qualité. Dans le cas présent,
l'émulation de groupe est diluée par la structure
électro en général et la musique prend
un goût un peu aseptisé. Les solistes sont alors
contraints d'exécuter des chorus de qualité dans
le timing imparti, ce qui peut laisser les amateurs d'un jazz plus
"classique" un peu sur leur faim. Les amateurs d'électro,
quant à eux, se régaleront...
Néanmoins, face à des musiciens d'un tel niveau,
on ne peut qu'être impatient d'écouter leurs
concerts futurs où l'on pourra à coup
sûr se délecter d'une musique Live plus "wild". |